Les nouvelles pratiques de formation professionnelle (via latribune.fr)

Par Horisis Conseil, Noémie FERRAND-VOILQUIN et Rayan CHERIF. 

La formation traverse depuis quelques temps une profonde transformation, bousculée par une nouvelle vision de l’apprentissage, des évolutions technologiques et des changements de pratiques de travail. Ce changement de façon de concevoir et d’animer les formations constitue pour les entreprises un enjeu majeur, et il n’est pas évident pour ces dernières d’intégrer toutes ces nouvelles notions. Alors, pourquoi et comment former au mieux ses salariés ? Entre contraintes et opportunités, entre instantanéité et pérennité, comment s’adapter à cette nouvelle réalité ?

Horisis Conseil a réuni autour de sa table trois experts du domaine qui vous livrent chacun leur analyse des pratiques à l’heure actuelle : Pierre GIBBE, Directeur de l’Université de l’Ingénierie de la SNCF, Thierry PENAUX, formateur Horisis Conseil et Nicolas Hernandez, CEO de 360Learning. Cet article vous donnera, nous l’espérons, quelques pistes de réflexion pour appréhender la formation avec plus de sérénité.

Credit : Horisis Conseil

Les différentes modalités de formation

Lacune dans le recueil de besoin, manque de communication, problèmes de logistique… Organiser et dispenser une formation est loin d’être facile, mais y assister ne relève pas toujours de la simplicité non plus !

La logistique des formations présentielles est un problème fréquemment posé. Au-delà de la disponibilité de toutes les parties prenantes, qui est aussi un enjeu en distanciel synchrone, la formation présentielle requiert un déplacement, que ce soit du côté du formateur ou de celui des apprenants et entraine une démobilisation totale tout au long de la durée de la formation. Les entreprises ont souvent tendance à évaluer ce coût de déplacement, mais à totalement sous-estimer le coût indirect engendré par l’improductivité de l’apprenant durant la formation présentielle.  Ce format peut rester peu dynamique si l’information est très descendante et que la proportion de théorie avec un aspect de cours magistral est dominante.  

Pourtant, l’atout principal mis en avant des formations présentielles est souvent leur capacité à faire échanger les stagiaires autour d’exercices. Les jeux de rôles, par exemple, sont d’ailleurs difficilement transposables en distanciel. Pour Thierry Penaux, « une formation où l’on met en situation des stagiaires physiquement l’un en face de l’autre ou l’un à côté de l’autre, où l’on souhaite qu’il y ait confrontation des avis dans un débat, dans une posture, dans une action d’échanges, et des réactions avec les stagiaires entre eux, par exemple sur la gestion d’une réunion ou la gestion de contrats avec échanges et désaccords », nécessite du présentiel. Idéalement, une formation présentielle doit ainsi réunir des petits groupes d’apprenants pour favoriser les interactions, discussions et débats. […]


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